Le lipofilling ne favorise pas la récidive d’un cancer du sein.

Des recherches approfondies faites par les plus grands spécialistes du domaine de la chirurgie plastique réparatrice, ont été menées pour vérifier s’il existe réellement une liaison entre la reconstruction mammaire associée à un lipofilling et la récidive d’un cancer du sein. Toutes les conclusions abouties convergent vers une même conclusion : le lipomodelage ne favorise pas la réapparition du cancer.

En février 20116, la revue médicale de l’Américain Society Of Plastics Surgeons publie une nouvelle étude qui confirme les conclusions précédentes.

Étude

L’étude fait appel à des patientes qui ont été touchées par le cancer du sein et qui se sont présentées pour des reconstructions mammaires. Les chercheurs ont réparti ces patientes en deux groupes : celles qui ont bénéficié d’une chirurgie réparatrice des seins sans faire une injection de graisse autologue (Groupe A) et celles qui ont subi une reconstruction des seins combinée avec un lipofilling mammaire (Groupe B).

Des mastectomies, que subissaient 30% des cas appartenant au groupe B, servaient à traiter un cancer associé à un risque génétique.  Plus précisément, ce sous-groupe de 30% inclut des femmes à haut risque.

Les chercheurs ont calculé les taux suivants :

  • Le taux d’une récidive d’un cancer du sein chez les femmes ayant subi une reconstruction mammaire sans faire appel à une injection de graisse autologue.
  • Le taux de récidive de la tumeur chez les femmes ayant subi une chirurgie de traitement du cancer suivie d’un lipofilling mammaire.

 

RÉSULTAT

Il n’existe aucune différence significative entre les taux de récidives : concernant les cas du lipofilling le pourcentage obtenu est 1,3%. En l’absence du lipofilling, le taux est de 2,4%.

Le risque de manifestation d’un cancer systémique était aussi mesuré. De même, les taux sont presque similaires 2,4% dans le cas d’une augmentation mammaire par injection de graisse contre 3,6% sans le recours à cette intervention.

Chez tous les cas étudiés, aucune femme n’a développé un cancer du sein après une mastectomie. La mesure du risque d’une récidive du cancer aboutit à des chiffres similaires. La probabilité de la réapparition d’un cancer est presque la même que ce soit avec ou sans lipofilling.

Il existe une seule exception : le risque d’une récidive d’un cancer après une reconstruction mammaire associée à un lipofilling des seins, concerne les femmes, qui après l’intervention, font une hormonothérapie : un traitement médical qui empêche les hormones féminines de stimuler des cellules cancéreuses.

Il en résulte que le lipofilling mammaire lors d’une chirurgie reconstructive des seins n’augmente pas le risque d’un cancer même chez les femmes présentant des antécédents génétiques. Le lipomodelage utilisé dans le cadre d’une chirurgie réparatrice des seins est donc, une opération sécuritaire.

Les chercheurs de l’ASPS stipulent que le lipofilling des seins est une technique de plus en plus adaptée dans les chirurgies de reconstructions mammaire et que plus de 60% des plasticiens de l’ASPS la pratiquent aujourd’hui. Ils encouragent les plasticiens encore réticents à pratiquer cette chirurgie, à l’utiliser dans les reconstructions mammaires vue qu’elle permet de donner de très bons résultats.